Helen a de bonnes nouvelles Ă partager cette semaine.
Au sujet de son sang, mais ne vous inquiétez pas, c’est vraiment de bonnes nouvelles. Pas seulement pour elle, mais pour des millions d’autres personnes sur Terre.
Transcription podcast – 17 Janvier, 2020
L’histoire d’Helen nous montre comment les scientifiques peuvent désormais guérir certaines maladies en réparant les gènes. (Les gènes sont comme des morceaux de code informatique que notre corps hérite de nos parents à la naissance.)
Helen a 16 ans. Toute sa vie, elle a dû affronter une douleur qui la faisait souvent pleurer. Elle a dû plusieurs fois aller à l’hôpital pour se faire opérer. Et en hiver, elle ne pouvait pas sortir à cause du froid qui aggrave cette maladie.
Helen souffre d’une maladie qui s’appelle la drépanocytose. Son sang ne faisait pas correctement son travail. En général, les globules rouges dans le sang ont une forme ronde – la mieux adaptée à circuler dans le corps. Mais certains globules rouges d’Helen ressemblaient à des bananes qui empêchent le sang de circuler correctement.
La bonne nouvelle qu’Helen vient de recevoir, et dont elle a parlé au journal américain le New York Times cette semaine, est que, grâce à un nouveau traitement, son corps fabrique maintenant des globules rouges ronds, sans drépanocytose.
Elle peut sortir dans le froid. Elle peut danser, alors qu’avant c’était trop douloureux pour elle. Elle danse tellement que ses jambes lui font mal.
Et sa maman est heureuse de lui dire que c’est aussi ce qui arrive aux personnes en bonne santé !
Peut-être que vous vous demandez pourquoi c’est compliqué d’avoir du sang neuf ?
Notre corps fabrique tout le temps du sang neuf. Si tu saignes, tu en fabriques.
Mais le problème pour Helen et les millions d’autres personnes atteintes de cette maladie – la plus répandue de ces maladies dites « génétiques » – est que le nouveau sang produit par leur corps contient aussi des globules rouges déformés
Les médecins savent depuis de nombreuses années que cette maladie est héréditaire. Cela veut dire que les parents, sans le savoir, peuvent transmettre des maladies à leurs enfants. La grande sœur de Helen, Haylee, est également née avec la drépanocytose, mais pas son petit frère Ryan.
Des scientifiques travaillent actuellement sur différents traitements. En 2014, en France, un garçon âgé de seulement 13 ans et atteint de drépanocytose a subi une opération pour réparer ses gènes malades. Son médecin, Professeur Cavazzana a confirmé à WoW! cette semaine que le jeune homme se porte bien.
Dans le cas d’Helen, aux États-Unis, les médecins de Boston ont prélevé des cellules sur ses os, puis ils ont changé leur code génétique et ils les ont réinjectées dans le sang d’Helen l’été dernier.
Six mois plus tard, ils ont constaté que son corps ne fabriquait plus de drépanocytose. Il n’y avait plus de globules en forme de bananes dans son sang.
Il faudra encore plusieurs années pour être sûr que ces nouvelles thérapies fonctionnent bien, et pour les rendre moins chères et accessibles à plus de personnes malades.
Mais l’histoire d’Helen montre comment les scientifiques spécialisés dans les maladies génétiques trouvent des remèdes qui donnent de l’espoir et des solutions aux personnes atteintes de ces maladies.
“Cette annĂ©e a Ă©tĂ© l’une des annĂ©es les plus difficiles de ma vie”, a-t-elle Ă©crit dans un message de Nouvel An sur Facebook.

Alastair